En raison des compressions budgétaires récurrentes, la direction de l’UQAR a demandé aux directeurs et directrices de programmes et de modules d’évaluer la possibilité d'offrir les cours par vidéoconférence, lorsque c'est applicable, afin de contribuer à diminuer les coûts de fonctionnement. Sans faire état de toutes les conséquences négatives découlant de cette vision de l’ensei-gnement, nous souhaitons vous rappeler l’existence et le contenu de la lettre d’entente C-8 qui encadre ces activités.

D’abord et SURTOUT, « [...] la décision d’une diffusion par ce mode [la vidéoconférence] est prise à la suite d’une demande du conseil de module ou du comité de programmes concerné et de l’approbation de l’assem-blée départementale du département auquel cette activité est rattachée ».

Ensuite, « Aucune professeure ou aucun professeur ne peut se voir imposer de dispenser une activité créditée d’enseignement par le mode de la vidéoconférence ». À la lumière de cette lettre d'entente, le processus menant à la dispensation de cours sous forme de vidéoconférence relève d'une décision des instances que sont les conseils de modules, les comités de programmes et les assemblées départementales. L'UQAR ne peut donc pas demander aux directeurs, comme elle l'a fait lors d'une réunion qui s'est tenue le 16 octobre, d'augmenter le nombre de cours dispensé sous forme de vidéoconférence. Bien qu'elle semble reléguée aux oubliettes en ces temps de compressions, la collégialité est toujours en vigueur et encore bien présente dans la convention collective.

Soulignons enfin que lors de la dernière négociation, la partie patronale souhaitait retirer cette lettre d’entente, mais cette demande a été rejetée par la partie syndicale.